Qui suis-je ?
J’ai passé plus de vingt ans à isoler des maisons. Aujourd’hui, j’habite dans la mienne — et elle est 100 % autonome en énergie.
Je m’appelle Rémy Servatius, je suis artisan isolateur indépendant, spécialisé dans l’isolation thermique par l’extérieur (sous enduit ou bardage). autonomie-energie.com n’est pas le site d’une agence de marketing : c’est un carnet de terrain, écrit par quelqu’un qui monte sur les échafaudages chaque semaine.
Mon parcours
Tout a commencé à Bonneval, en Eure-et-Loir, dans une entreprise d’isolation thermique par l’extérieur. J’y ai été ouvrier qualifié pendant une dizaine d’années, puis chef d’équipe pendant cinq ans. Des centaines de chantiers, toutes tailles de maisons ou bâtiments, tous les pièges possibles — j’ai vu, corrigé, et parfois redressé le travail des autres.
J’ai ensuite suivi des formations et passé ma qualification RGE photovoltaïque, avec l’idée de créer ma propre entreprise dans le solaire. La vie en a décidé autrement : un accident de la main droite (sectionnement de tendons) et une assurance décennale devenue quasiment introuvable pour un nouveau venu du photovoltaïque ont mis fin au projet. Je ne le regrette pas : je me suis tourné vers ce que je sais faire de mieux — l’isolation.
Après quatre années en tant qu’isolateur à Brive-la-Gaillarde, j’ai franchi le pas : je suis aujourd’hui à mon compte. J’interviens principalement sur l’ITE — sous enduit ou bardage, tous types de bâtiments sauf l’industriel — mais je pratique tous les types d’isolation.
Ma maison, mon laboratoire
On ne crédite pas un discours sur l’énergie à quelqu’un qui ne vit pas ce dont il parle. Alors voilà, en vrac, ce que j’ai installé chez moi, de mes mains :
- Plus de 13 kWc de panneaux photovoltaïques et 60 kWh de batteries LiFePO₄ : la maison est autonome en électricité toute l’année ;
- Une éolienne de 2 kW en 48 V qui complète la charge des batteries les jours de mauvais temps ;
- Un véhicule électrique (Renault Scénic E-Tech) rechargé quasi gratuitement 95 % de l’année sur ma propre production ;
- Mon fourgon de chantier, électrique lui aussi (Renault Master E-Tech) : environ 60 % de mes trajets maison-chantier sont couverts par le soleil ;
- Une installation d’eau de pluie complète : un réservoir enterré de 3 500 litres alimente les WC, la machine à laver et le lave-vaisselle, après passage dans trois filtres (10 microns, puis 5 microns au charbon actif, puis 2 microns au charbon). Quatre cuves extérieures de 1 000 litres chacune prolongent l’autonomie, et leur trop-plein remplit une mare creusée à l’extérieur — avec ses poissons et sa biodiversité.
Autrement dit : quand je parle d’autonomie énergétique, ce n’est pas une théorie lue sur Internet. C’est ma facture d’électricité, ma consommation réelle, mes erreurs et mes réglages. Le nom du site n’est pas un slogan : c’est mon mode de vie.
Pourquoi ce site ?
Parce qu’en vingt ans de chantiers, j’ai vu trop de propriétaires mal conseillés : des devis gonflés, des matériaux inadaptés, des promesses d’« isolation à 1 € » mal comprises, des aides sous-exploitées.
Sur ce site, je partage ce que je sais :
- des prix réels, tirés de chantiers, pas de plaquettes commerciales ;
- des comparatifs honnêtes entre matériaux et techniques, avec leurs vraies limites ;
- des explications claires des aides (MaPrimeRénov’, primes CEE, éco-PTZ), avec leurs pièges ;
- et surtout, comment éviter les erreurs que je vois revenir chaque semaine.
Transparence
Ce site contient des liens affiliés : si vous cliquez sur certains outils (simulateurs d’aides, demandes de devis, matériel) et que vous les utilisez, je perçois une commission — sans aucun surcoût pour vous. C’est ce qui finance le temps passé à rédiger ces guides, et ça ne changera jamais mon avis sur une technique ou un matériau : je n’écris pas ce que je ne pense pas, et je ne recommande pas ce que je n’installerais pas chez moi.
Par ailleurs, pour tout projet de rénovation énergétique, le réseau public France Rénov’ propose un conseil neutre et gratuit — je vous y renverrai régulièrement, car c’est le bon réflexe.
À bientôt sur les articles,
Rémy Servatius